our_bodyOn ne fera pas que l'homme ignore la mort. On ne l'obtiendrait qu'en le ramenant à l'animalité (…) C'est l'animal qui peut paisiblement se satisfaire de la vie et chercher son salut dans la reproduction. L'homme ne peut accéder à l'universel que parce qu'il existe au lieu de vivre seulement. Il doit payer de ce prix son humanité.

Maurice Merleau-Ponty, Sens et non-sens, 1948

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Avec Clara et la pénombre de Somoza et ses monstrations de corps réifiés, transformés en toiles nous étions dans une fiction à la limite de l’uchronie… Avec l’exposition itinérante Our body qui se tient à Lyon depuis le 28 mai dernier, cette fois-ci, plus question de roman. C’est bien dans le monde réel que sont mis en lumière des cadavres livrés en pâture au regard des visiteurs (a priori déjà au nombre de 30 millions depuis que l’attraction tourne de par le monde, soit près de 10 ans).

Pour justifier la démarche, les organisateurs y vont de leur laïus pédagogique et Pascal Bernardin, le producteur de l’événement, un homme de spectacle (et qui le revendique) se défend pourtant de faire du sensationnel. Très bien. Pourquoi alors avoir choisi la Sucrière (lieu-phare de la Biennale d'Art Contemporain de Lyon depuis 2003) pour exposer ces corps plastinés, si l’une des volontés est de mettre de côté le spectaculaire? On ne se rend pas, en effet, dans ce lieu insolite comme dans n’importe lequel. Ce n’est pas un muséum d’histoire naturelle. Il semble reculé, caché, presque clandestin. Lorsqu’on fait le chemin à pied à partir du terminus du tramway, on a le temps de nourrir toutes sortes de fantasmes, de sentiments de peur, de culpabilité par rapport à l’acte de se rendre à cette exposition qui a déclenché une explosive polémique depuis qu’elle est installée dans la capitale des Gaules après avoir été refusée ailleurs. Il faut donc traverser toute une série de terrains en construction, entre Rhône et Saône, pour découvrir la bâtisse, un des derniers vestiges d’une friche industrielle qui jouxte un immense bâtiment éventré, dont la peinture tombe par grosses plaques lépreuses et qu’on dirait tout droit sorti d’un décor d'apocalypse...

Lorsqu'on se décide enfin à entrer dans le local, on est d’abord surpris par un hall quasi désert au milieu duquel siègent une billetterie et un vestiaire. Ils semblent avoir été installés là en vitesse. Mais un agréable constat tout de même : pas de merchandising. Point d’intestin grêle miniature en porte-clefs ni de poupées-puzzles anatomiques à reconstituer, ni de reproduction d’une tranche de corps ou de tumeur de l’utérus dans une boule à neige… Ni non plus de t-shirt à l’effigie de cet écorché aux muscles désinsérés, une des pièces maîtresses de l’exposition. Bernardin aurait-il effectivement tenu promesse ? On déchante vite cependant. On voit des individus (avec t-shirt XXL moulant sur lequel est inscrit Staff) qui se relaient à l’entrée pour récupérer les billets. Ils ont l’apparence de gorilles de boîtes de nuit ou de salles de concert…Il y a comme un décalage…

Après avoir déboursé l'exorbitante somme de 15,50€*(pour une exposition qui se veut pédagogique et ouverte à tous, il y a de quoi s'interroger tout de même sur l'honnêteté de la démarche), on a le droit d’entrer dans la galerie. On y accède par un couloir aux tentures sombres. Une lumière rouge enveloppe le visiteur (pour ma part, j'ai retrouvé des bribes de sensations de l’époque où, enfant, je décidais de faire des tours de train fantôme à la fête foraine… sauf qu’Our Body ; A corps ouvert n’est pas censé être un parc d’attraction…) Des écrans high tech invitent le visiteur à se demander s’il est prêt au grand voyage. C’est redondant, c’est lourd, c’est infantilisant. C’est énervant.

Au bout de deux heures de visite, on ressort avec tout de même de vraies interrogations sur l'intérêt d'une telle exhibition. On entend des déçus, venus exprès se donner des sensations fortes, pensant que "c’était plus gore" et d'autres, qui, comme moi, ont eu l'impression de ne pas avoir appris grand chose. En effet, les informations scripturales qui accompagnent les corps (ou parties de corps) écorchés apportent autant voire moins de précisions que n'importe quel ouvrage de vulgarisation anatomique.

On retient surtout de cette exposition, par contre, cette volonté quasi maniaque de plonger à tout prix le visiteur dans une atmosphère où le propre règne. On flirte avec la carte de l'esthétique sans que ce soit pour autant réellement artistique (pas d'installation surprenante, décalée ou véritablement dérangeante) et ces corps plastinés, écorchés, dépecés, tranchés (l’un en plus de 70 rondelles…l’une des dernières pièces de la visite donnée à voir) sont presque... beaux à regarder. Pour maintenir cette impression, il a été rappelé à plusieurs reprises que ces corps sont secs et sans odeur. On rassure le badaud. Ne vous inquiétez pas, à aucun moment nous ne vous ferons sentir (!) que vous êtes face à des cadavres! Regardez, aucun risque pour vous d’être mis en danger! Il y a quelque chose d’hygiénique voire d’aseptisé qui rassure dans le procédé de la plastination ; nous ne sommes plus confrontés à la terreur du cadavre en décomposition. L’imprégnation polymérique déréalise les corps et les fait ressembler à des mannequins de cire qui ne possèdent rien d’effrayant. Une citation d’Edgar Morin issue de L'homme et la mort (1951, réédition en 1970) peut venir corroborer ce propos :

" La terreur de la décomposition n’est autre que la peur de la perte de l’individualité. Il ne faut pas croire que le phénomène de la putréfaction en soi apporte l’épouvante et maintenant nous pouvons préciser : là où le mort n’est pas individualisé, il n’y a qu’indifférence et simple puanteur […] L’horreur ce n’est pas la charogne mais la charogne du semblable "

Pas de raison par conséquent ici que nous soyons un tant soit peu terrifiés par la reconnaissance d’un quelconque semblable puisque, de par le côté dépecé de ces corps anonymes, il est quasi impossible qu’un phénomène de projection/identification se réalise. Par ailleurs, les morceaux de corps mis en lumière en vitrine sont accompagnés d’un discours pseudo scientifique souvent redondant qui évacue d’emblée tout fantasme et légitime le regard que le visiteur pose sur ces derniers. Ce qui ne serait absolument pas le cas si nous avions, par exemple, face à nous, le foie d’un membre décédé de notre entourage. Il est, en effet, fort peu probable que nous ayons l’idée de le comparer à "une tranche de pâté" (parole tenue par un visiteur, sic)

Tout concourt véritablement à donner l’impression qu’il est très facile pour un occidental de se mettre en retrait par rapport à ces corps : ils proviennent d’un autre continent et sont exhibés depuis dix ans. L’importante distance physique et temporelle entre le moment du décès et la vue de ces corps éclatés annihile toute implication émotionnelle chez les visiteurs et par conséquent tout risque qu’ils s’y reconnaissent.

Les très nombreuses réactions intestines (et tout à fait légitimes lorsqu’il s’agit de questions d’éthique – une zone d’ombre quant à la question de l’origine véritable de ces personnes, ayant fait soi-disant don de leur corps à la science, reste encore non complètement éclaircie …) cachent, il me semble, un tout autre malaise que l’on ne veut peut-être pas s’avouer : celui de notre propre fascination refoulée pour la mort domestiquée. Les cadavres disséqués sont vrais, certes, mais nous sont présentés ici comme plus vivants que les véritables morts. A l’aide de projecteurs, d’estrades et de vitrines grâce auxquels ils sont révélés, les corps sont véritablement mis en scène. Ils sont immobiles mais mis en mouvement, agencés dans un simulacre de vie (on reconnaît un cycliste, un joueur d’échecs, un tireur à l’arc…), dans des positions presque grotesques (on pense à ce squelette dans une boîte en verre allongé nonchalamment comme à la plage…) Ce spectacle de la mort apprivoisée nous signifie ici clairement que le corps continue finalement à exister même après la mort.

"Ce qui effraie dans [celle-ci], c’est l’idée de l’effacement, de l’oubli" dit un personnage du roman Ad vitam aeternam de Thierry Jonquet paru en 2002, dans une scène où il visite, à Mannheim, l’exposition de Gunther von Hagens (cet inquiétant médecin allemand, autoproclamé art-natomiste et l’inventeur de la technique de plastination des corps). A un autre moment, le même personnage affirme : "Aujourd’hui (…) on tient [la mort] à distance tout en sachant que le rendez-vous est inéluctable (…). Mais dès que l’occasion est donnée, on vient la narguer, on s’imagine autorisé à la défier (…) !Un peu comme on va voir le lion ou la panthère enfermés dans leur cage, au zoo. Et qui ne peuvent mordre à travers les barreaux! L’exposition de von Hagens va bientôt plier boutique mais elle a déjà reçu plus de sept cent mille visiteurs! (…) Au Japon, c’est près de deux millions de personnes que son show a attirées. La mort fait toujours recette. Toujours. Von Hagens ne compte plus le nombre de candidats à la «plastination» qui prennent contact avec lui dans l’espoir d’être ainsi immortalisés. Un vieux rêve n’est-ce pas? (…) Dans dix, vingt, trente ans, voire après-demain, le quidam occidental (…) pourrait bien se fourrer dans la tête qu’au lieu d’aller pourrir au cimetière ou flamber au crématorium, son cadavre, préservé par la plastination ferait un objet ornemental tout à fait convenable, séduisant."

Ces derniers propos trouvent une explication troublante chez le sociologue David Le Breton, dans son ouvrage L’adieu au corps paru en1999 :

"La chair de l’homme est la part maudite vouée au vieillissement, à la mort, à la maladie. Elle est « la charogne », « la viande ». Le mal est biologique. La chair, dit Cioran, est « périssable jusqu’à l’indécence, jusqu’à la folie, elle est non seulement siège de maladies, elle est maladie elle-même, néant incurable, fiction dégénérée en calamité[…] et tant elle m’accapare et me domine que mon esprit n’est plus que viscères[Emile Cioran Le mauvais démiurge, 1969]. "

Rappelons au passage que les procédés de conservation, de maintien du corps (qui doit être beau et sain), de lutte contre ce qui peut l’affaiblir et l’enlaidir, ont court même quand nous sommes vivants. Les conseils matraqués journellement pour mincir, faire la guerre à la cellulite, garder la ligne, bien s’alimenter, ne pas fumer, ne pas boire, essayer le botox, ne plus l’essayer, manger bio etc. à coups de slogans publicitaires en sont les preuves flagrantes et les discours hygiénistes et moralisateurs des commentaires de l’exposition (ne fumez pas car regardez ce qui risque de vous arriver !) participent exactement de la même démarche. Jusque dans sa mort, le corps reste selon la formule baudrillardienne consacrée, le plus bel objet de consommation.

"La lutte contre le corps dévoile toujours plus le mobile qui la soutient : la peur de la mort. Corriger le corps, en faire une mécanique, l’associer à l’idée de la machine ou le coupler avec elle, c’est tenter d’échapper à cette échéance (…)." (David Le Breton, L’adieu au corps)

Ainsi, la conservation du cadavre sans détérioration des tissus n’est finalement qu’un prolongement de ces pratiques du quotidien évoquées juste auparavant. Il faut donc continuer à montrer la survivance du corps. Encore une fois, montrer que l'on surmonte  la mort et que l'on est capable de la terrasser. De plus, en livrant dans le cadre de l’exposition Our body, l’intérieur des corps au regard de l’individu lambda et en ne réservant plus ce privilège aux seuls anatomistes, une ultime tentative est amenée pour démontrer que ce corps est maîtrisé dans ses tréfonds les plus intimes.

Si l’on peut ressortir de la Sucrière très peu perturbé finalement d’avoir eu sous les yeux ces cadavres, c’est que, comme le dit Le Breton, toujours dans L’adieu au corps,"dans le discours scientifique contemporain le corps est pensé comme une matière indifférente, simple support de la personne. Ontologiquement distingué du sujet, il devient un objet à disposition sur lequel agir afin de l’améliorer, une matière première où se dilue l’identité personnelle et non plus une racine identitaire de l’homme."

Plus loin on lit :

"Un moderne dictionnaire des idées reçues écrirait aujourd’hui au mot corps : « une merveilleuse machine ». Mais la formulation est ambiguë, elle témoigne d’une ambivalence. Réplique à la faute des origines que nombre de procédures s’efforcent de corriger, l’assimilation mécanique du corps humain, qui met à l’écart l’épaisseur de l’homme, traduit dans la modernité la seule dignité qui soit possible de conférer au corps. On ne compare pas la machine au corps, on compare le corps à la machine. Le mécanisme donne paradoxalement au corps ses douteuses lettres de noblesse, signe incontestable de la provenance des valeurs pour la modernité. S’il n’est subordonné ou couplé à la machine, le corps n’est rien. L’admiration des biologistes ou des chirurgiens devant le corps humain dont ils essaient de pénétrer les arcanes, ou celle plus candide du profane, se traduisent par le même cri : « Quelle merveilleuse machine ». Innombrables sont à cet égard les titres d’ouvrages ou d’articles qui recourent à la métaphore mécaniste." (David Le Breton, L’adieu au corps)

Our body ne déroge pas à ce dernier constat. On peut alors se demander si une autre origine de la polémique ne viendrait pas du fait que l’exposition utilise, pour sa légitimation, le prétexte que l’homme n’est que cette belle mécanique qu’il faut admirer et aduler : les parties du corps sont présentées comme les pièces d’un magnifique moteur que l’on aurait démantelé. Il n’est à aucun moment question des émotions, des sentiments, de l’esprit tout simplement. Il s’agit de réduire l’homme à ce corps-machine (d’ailleurs, on ne dit pas véritables cadavres humains pour attirer le visiteur, mais véritables corps humains, c’est très parlant… Effectivement, le terme cadavre désigne un corps humain qui a cessé de vivre, et c’est précisément ce que l’on veut nous faire oublier ici...)

Ainsi, il peut paraître violent et insupportable d’observer dans ces corps finalement le reflet d’une société marchande qui prône l’hédonisme à tout prix, à chaque coin de panneau publicitaire, qui fait de l’argent sur tout, qui formate l’individu et le désire vidé d’esprit, de conscience, d’âme finalement, et partant, lisse et sans aspérité. Mécanique, en somme.

Refuser d’entrer dans le jeu auquel nous convie l’exposition (et nous pouvons le faire même en nous y déplaçant) est somme toute salutaire puisque cela constitue aussi une volonté de réhabiliter le corps comme partie intégrante de la personne, comme un élément qui réagit, qui est le véhicule des émotions les plus diverses.

La problématique de l’être est dans sa totalité, dans la fusion corps/esprit. Le corps est une manière d’être au monde pour l’individu. Cela ne signifie pas nécessairement qu'il faille le considérer comme le tombeau de l’âme, pour reprendre ici une formule platonicienne. Nous ne sommes pas non plus dans la perspective mécaniste de Descartes (voir le Traité de l’Homme, publié en français en 1664) qui visait, au premier chef, à éliminer les conceptions magiques des rapports de l’âme et du corps chez l’homme. Ce qui peut apparaître choquant, intolérable pour notre conscience est la séparation de ces deux éléments qui constituent l'Être. Dissocier, dans le cas présent, c’est détruire. Le « je » n’est pas à chercher en dehors du corps. Il est en et avec lui. On peut tous expérimenter cette réalité de ce couple corps-âme en dehors de laquelle on sort du champ de l’humain. C’est leur union qui est source de vie selon Aristote.

Pour terminer, nous pouvons dire que l’exposition Our Body valide l’effrayante idée d’un corps qui doit être absolument sublimé et maîtrisé même après la vie. Cette exposition veut nous faire croire qu’elle est à l’écoute de l’humain alors qu’elle est aux antipodes d’une véritable philanthropie. Une belle supercherie, en définitive.

Rajoutons enfin qu’à force de vouloir maîtriser le corps, on finit par penser en dehors de lui, par vouloir l’exclure définitivement. A l’heure actuelle, certains chercheurs imaginent même pouvoir s’en séparer pour procréer. Il suffit d’ouvrir l’ouvrage L’utérus artificiel d’Henri Atlan, paru en 2005 pour se rendre compte que Le meilleur des Mondes d’Aldous Huxley n’est plus très loin… 

 

* Si réellement la dimension pédagogique de l’exposition primait, il aurait été cohérent de pratiquer des tarifs comme ceux constatés au Musée Testut Latarjet d'anatomie et d'histoire naturelle médicale de Lyon ou au Musée de l’école vétérinaire d’Alfort où sont exposés les écorchés d’Honoré Fragonard, anatomiste du XVIIIème siècle (2€ pour le premier et 3.5 € pour le second…)

 

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Bibliographie sélective pour poursuivre la réflexion sur la perception de la mort et la place du corps dans nos sociétés

Revues et ouvrages théoriques :

Ariès Philippe, Essais sur l’histoire de la mort en occident, Seuil, 1975

Atlan Henri, L’utérus artificiel, Seuil, 2005

Concernant Henri Atlan, on peut se rendre ici :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/science_frictions/fiche.php?diffusion_id=31738

http://php.bm-lyon.fr/video_conf/detail.php?id=231

Baudrillard Jean, La société de consommation, Denoël, 1970. (Chapitre : « Le plus bel objet de consommation : le corps »)

Descartes René Traité de l’homme (1664) in Œuvres complètes, Editions Vrin-CNRS, 1996

Pour aller plus loin sur la conception cartésienne du rapport au corps :

http://www.refer.sn/ethiopiques/article.php3?id_article=1370

http://revel.unice.fr/cycnos/document.html?id=533

Le Breton David, Corps et sociétés. Essai d’anthropologie et de sociologie du corps, Paris, Méridiens-Klincksiek, 1985

Le Breton David, La chair à vif. Usages médicaux et mondains du corps humain, Métailié, 1993

Le Breton David, L’adieu au corps, Métailié, 1999

Le Breton David, La sociologie du corps, Que sais-je ?, PUF, 2002 (5ème édition)

Le Breton David, Anthropologie du corps et modernité, PUF, 1990, 2005 et réédition en 2008

Morin Edgar, L’homme et la mort, 1951, réédition Seuil, 1970 et 1976

Revue Sciences Humaines n°195 de juillet 2008 ; dossier « Le corps sous contrôle »

Revue électronique Corps et culture

Serres Michel, Variations sur le corps, éditions Fayard - Le Pommier, 1999

Serres Michel, Hominescence, éditions Le Pommier, 2001

Ziegler Jean, Les vivants et la mort, Seuil, 1975

Œuvres de fiction

Bauchau Henri, Le boulevard périphérique, Actes Sud, 2007

Dick Philip K., Ubik, (1969) Editions 10/18, 2000

Hayder Mo, Tokyo, Presses de la Cité, 2005

Huxley Aldous, Le meilleur des mondes (1932), Presses Pocket, 2006

Ishiguro Kazuo, Auprès de moi toujours, Les Deux terres, 2006

Jonquet Thierry Mygale, Gallimard, 1984

Jonquet Thierry Ad vitam aeternam, Seuil, 2002

Saramago José, Les intermittences de la mort, Seuil, 2008

Somoza Carlos José, Clara et la pénombre, Actes Sud, 2003

Concernant le cinéma, il peut être tout à fait instructif de s’intéresser à celui de David Cronenberg. Ce réalisateur, a, tout au long de ses films, mis en questionnement le corps et ses mutations (sociologiques, biologiques, technologiques…) On peut lire à ce propos un très bon article de Stéphanie Dast, agrégée et docteur ès Lettres Modernes dans la revue Cadrage; cet article, rédigé en septembre 2005, ne tient par conséquent pas compte des deux derniers longs métrages du réalisateur, à savoir History of violence (sorti en novembre 2005) et Les promesses de l’ombre (sorti en novembre 2007) qui auraient également pu tout à fait illustrer les propos de l’auteur.